À l’heure où les enjeux de santé publique, d’environnement et de sécurité des aliments sont de plus en plus complexes, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) renforce sa mission : intégrer les parties prenantes dans ses processus scientifiques et décisionnels. Une démarche présentée récemment aux membres du Syrpa par Régine Fraysse-Boutrais, sociologue à l’ANSES, dans le cadre de la Mission sciences sociales, expertise et société.
Une approche participative de l’expertise scientifique
La Mission sciences sociales, expertise et société au sein de l’ANSES a pour objectif de favoriser un dialogue ouvert entre science et société. Pour ce faire, elle s’appuie sur une double conviction : informer et former les acteurs concernés, mais aussi nourrir le débat public autour des sujets de santé et d’environnement.
Des parties prenantes intégrées aux processus de décision
L’ANSES adopte une approche inclusive en impliquant activement les parties prenantes dans ses travaux : organismes ou individus pouvant influencer ou être influencés par ses activités. Quatre grandes catégories d’acteurs sont considérées comme prioritaires :
- Les associations de citoyens : patients, consommateurs, victimes d’expositions, environnementalistes, défenseurs du bien-être animal…
- Les organisations professionnelles (notamment du secteur agroalimentaire, agricole, vétérinaire…)
- Les syndicats de salariés
- Les syndicats agricoles
Des domaines d’action transverses
Les axes de travail de l’ANSES couvrent de multiples thématiques : sécurité sanitaire de l’homme et de l’environnement, santé et bien-être animal, protection des végétaux… autant de sujets à forts enjeux où la transparence et la confrontation des opinions sont essentielles.
Un dialogue structuré pour enrichir la connaissance
Actuellement, plus de 80 organisations sont régulièrement impliquées à différents niveaux : dans les instances de gouvernance, au sein de comités de dialogue sur des dossiers controversés, ou encore lors des phases d’expertise scientifique.
La finalité ? Permettre à chacun de comprendre et débattre des avis scientifiques produits par l’agence. Si l’accord entre toutes les voix n’est pas toujours atteint, le processus favorise néanmoins une montée en compétence collective. Tous les participants accèdent à un niveau d’information homogène et rigoureusement documenté.
Pour aller plus loin
Téléchargez la présentation complète de cette démarche sur le site du Syrpa : cliquez ici.
En plaçant les parties prenantes au cœur de son dispositif scientifique, l’ANSES donne un nouveau souffle à l’expertise en santé environnementale et agroalimentaire. Une méthode fondée sur la transparence, le dialogue et la responsabilisation des acteurs pour renforcer durablement la confiance du public.



