Le digital learning : une nouvelle ère pour la formation agricole et agroalimentaire

Le digital learning transforme profondément le paysage de la formation, y compris dans les secteurs agricole, agroalimentaire et coopératif. À travers des formats innovants comme les Mooc, les Cooc et les Spoc, de nouveaux moyens d’apprentissage émergent, alliant flexibilité, autonomie et accessibilité. Lors d’un webinaire organisé par le Syrpa, plusieurs experts ont partagé leur regard sur ces tendances et leurs applications concrètes dans le monde professionnel.

Une révolution pédagogique en marche

Mathieu Bauer, expert du Groupe Interface, a retracé l’évolution du digital learning, depuis les premières initiatives canadiennes visant à réinventer la salle de classe vers 2008, jusqu’à l’arrivée des Mooc (Massive Open Online Courses), qui ont bouleversé l’enseignement supérieur à l’échelle mondiale. Ces formations en ligne ouvertes à tous reposent sur quatre piliers : transmission d’informations, activités interactives, implication de l’apprenant et production individuelle.

Les Mooc sont conçus sur des périodes de 4 à 8 semaines, proposant des contenus hebdomadaires, des exercices à rendre et des interactions sociales en ligne. Bien que souvent gratuits, certains Mooc deviennent payants, notamment pour financer leur production ou délivrer des certifications reconnues.

Des formats adaptés aux besoins des professionnels

Au-delà des Mooc, de nouveaux formats ont vu le jour :

  • Cooc : formations en ligne créées par une entreprise pour ses clients ou collaborateurs.
  • Spoc : formations privées à effectif limité, favorisant un accompagnement individualisé.

Utilisés efficacement, ces outils deviennent de puissants leviers de communication, de notoriété et de pédagogie. Certains Mooc ont une finalité commerciale, d’autres permettent de valoriser le mécénat ou de diffuser des messages institutionnels.

L’exemple de Services Coop de France

Adrien Nicey de Services Coop de France a illustré cette dynamique à travers le Mooc de la coopération, ayant attiré plus de 2 500 inscrits lors de sa première session, avec un taux de complétion de 20 %, soit une performance solide dans le secteur des formations en ligne. Ce succès valide autant le besoin qu’une appétence croissante à se former à distance.

Voir la présentation complète.

Vers une hybridation des formats

Selon Mathieu Bauer, l’avenir du digital learning repose sur l’hybridation, avec une complémentarité entre présentiel et distanciel. À l’image de la « Formation mixte digitale » portée par Vivéa, cette approche permet de tirer le meilleur de chaque modalité pédagogique. Anne-Frédérique Jégouic a notamment insisté sur les bénéfices d’un accompagnement humain dans le cadre de parcours digitalisés, notamment pour la formation des exploitants agricoles et des acteurs des filières liées à l’environnement.

Voir la présentation d’Anne-Frédérique Jégouic.

Ressources complémentaires

Le digital learning représente une véritable opportunité pour moderniser l’offre de formation dans les secteurs agricoles et agroalimentaires. Grâce à des formats souples, interactifs et accessibles, il favorise une diffusion plus large du savoir et s’adapte à des enjeux professionnels en constante évolution. L’enjeu désormais : concevoir des parcours mixtes et engageants au service de la montée en compétences des acteurs du monde agricole.