"Je m’intéresse à la marque sous l’angle de la réputation"

Parcours

Formation : cursus de journalisme à City University à Londres

Journaliste dans différents supports financiers et économiques puis à l’agence de presse Reuters pendant 3 ans

Communication pendant 8 ans au sein de structures internationales : dans une association humanitaire spécialisée en agriculture puis à l’OIE, l’Organisation mondiale de la santé animale

Responsable de la communication externe chez Syngenta depuis 2013

Du bien public au secteur privé / De la gestion du risque sanitaire à celle des enjeux de réputation

« Au sein de l’Organisation mondiale de la santé animale, j’ai principalement assuré la gestion du risque sanitaire, la communication de crise et la mise en place de campagnes de sensibilisation du grand public. J’ai travaillé sur de nombreux dossiers tels que la pandémie de la grippe aviaire H5n1, le virus pandémique H1N1 en 2009, la rage, la fièvre aphteuse, Ebola… Puis, j’ai souhaité passer d’une institution internationale normative qu’est l’OIE au secteur privé afin de différencier mon champ d’action et aborder les enjeux de marque.

Actuellement, chez Syngenta, au sein du département Affaires Publiques et Communication corporate, je suis responsable de la communication externe. Je m’intéresse à la marque, non pas dans sa relation avec le produit et son aspect commercial, mais sous l’angle de sa réputation auprès des partenaires et des parties prenantes.Cela occasionne de nombreuses actions de terrain et notamment des voyages de presse qui rencontrent une bonne fréquentation et de bonnes retombées. Ces visites de stations de sélection ou de laboratoire de marquage moléculaire tiennent toujours compte de l’actualité mais les résultats sont souvent plus intéressants quand l’action est conduite avec plusieurs acteurs. Ainsi, dernièrement, en amont de la Cop 21, une visite sur un site de Syngenta avec la FNPSMS, Fédération nationale des producteurs de semences de maïs et sorgho, a été très fructueuse.Au-delà de faire venir la presse à ces rencontres, le vrai challenge est de mieux faire comprendre aux média les enjeux de l’entreprise, ses défis pour aujourd’hui et demain. La difficulté est d’autant plus grande qu’il existe un turn-over fréquent dans les rédactions. ».

La profession agricole devrait être plus solidaire et se coordonner dans ses actions médiatiques

« D’une manière générale, la communication en agriculture serait plus efficace si toutes les filières travaillaient de concert. Nos actions vis-à-vis des média auraient plus d’impacts, en coordonnant les démarches avec nos concurrents et partenaires. Le Syrpa pourrait jouer ce rôle de coordinateur d’actions et de réceptacle de boîte à idées sur des thèmes transversaux. La réflexion menée par le Syrpa dans le cadre d’Open agrifood avec le projet Stop-Tabous ou encore sa participation au concept #agridemain vont d’ailleurs dans ce sens ».