Avec un parcours qui mêle journalisme, communication humanitaire et gestion de crise sanitaire, Glaïeul Mamaghani occupe aujourd’hui le poste de responsable de la communication externe chez Syngenta France. Son approche stratégique de la communication de marque révèle une vision moderne, axée sur la réputation auprès des parties prenantes plutôt que sur la seule promotion d’un produit. Rencontre avec une experte engagée au service du dialogue entre monde agricole et société.
Une communicante issue du journalisme et des organisations internationales
Journaliste de formation (City University, Londres), Glaïeul Mamaghani a débuté sa carrière dans la presse économique et financière, notamment chez Reuters. Après plusieurs années dans le journalisme, elle rejoint des structures internationales à forte dimension agricole et sanitaire : une ONG humanitaire spécialisée en agriculture, puis l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA, ex-OIE), où elle mène des campagnes de communication sur des crises sanitaires majeures comme la grippe aviaire, la rage ou encore la fièvre aphteuse.
De la santé animale à la réputation de marque dans un groupe agroalimentaire
Depuis 2013, elle pilote la communication externe de Syngenta France au sein du département Affaires publiques et Communication corporate. Sa mission ? Développer une image positive et transparente de l’entreprise, en cohérence avec les enjeux agricoles contemporains.
« Je m’intéresse à la marque sous l’angle de la réputation, et non uniquement comme vecteur commercial. Il s’agit de renforcer la compréhension des actions de l’entreprise auprès des partenaires, institutions et médias », explique-t-elle.
Cette approche se concrétise par des actions terrain : organisation de voyages de presse, visites de laboratoires ou de stations de sélection. Ces rencontres permettent aux journalistes de découvrir les réalités de la recherche agricole, souvent en partenariat avec d’autres acteurs comme la FNPSMS (Fédération nationale des producteurs de semences de maïs et de sorgho) ou des instituts techniques. Ces formats favorisent des retombées qualitatives et renforcent la pédagogie autour des enjeux agricoles.
Une communication collective au service de l’agriculture
Si la communication d’entreprise reste essentielle, Glaïeul Mamaghani plaide également pour une approche plus collective à l’échelle des filières agricoles : « Une stratégie de communication unifiée entre concurrents et partenaires permettrait de mieux faire entendre la voix du secteur, surtout auprès des médias face à une actualité dense. »
Elle salue l’initiative du Syrpa au travers d’actions collaboratives telles qu’#agridemain ou la mobilisation autour de projets transversaux comme Stop-Tabous. « Le Syrpa pourrait jouer un rôle de tête de pont pour coordonner les efforts des communicants agricoles et proposer des outils partagés pour valoriser les messages communs. »
À travers son parcours riche et sa vision stratégique, Glaïeul Mamaghani incarne une nouvelle génération de communicants agricoles, mobilisés pour faire évoluer l’image du secteur. En misant sur le terrain, la pédagogie et le dialogue, elle contribue à rapprocher l’agriculture des citoyens. Un témoignage inspirant pour tous les acteurs de la communication agroalimentaire.


